Kinshasa : la Maison Schengen encore fermée !


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Contrariété à Kinshasa : la fermeture de la Maison Schengen a des conséquences pour les Congolais, puisqu’elle contrarie directement leurs mouvements en direction de l’Europe. À l’origine, la maison Schengen de Kinshasa était censée être fermée uniquement le jeudi 1er et le vendredi 2 février. Cependant depuis le lundi 5 février, aucune consigne de ré-ouverture n’a été communiquée et aucune indication n’a été donnée.

Lundi 5 février, les portes de la Maison Schengen étaient encore fermées. L’information a été communiquée par nos confrères de Radio Okapi.

Cependant les motifs de cette fermeture à durée indéterminée n’ont pas été communiqués.

Qu’est-ce que la Maison Schengen ?

C’est une sorte de consulat européen géré par la Belgique. Qui traite les demandes de passeports et de visas en provenance de République Démocratique du Congo. Cette institution existe depuis 2010 et travaille pour le compte de 17 pays européens tels que la France, le Luxembourg, le Portugal ou encore la Finlande.

Pourquoi est-elle fermée ? C’est une conséquence des relations, actuellement houleuses, entre Belgique et RDC. Il y a deux semaines, la République Démocratique du Congo avait obligé la compagnie aérienne Brussel Airline à diminuer le nombre de ses vols en direction de la capitale de la RDC.Le ton monte ainsi entre les deux capitales.

À l’origine de cette crise diplomatique : l’annonce par Bruxelles le 10 janvier dernier d’«une révision fondamentale de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu’à l’organisation d’élections crédibles». En rétorsion, Kinshasa avait également décidé de fermer son consulat à Anvers.

Une issue possible ? La Fédération des entreprises du Congo (FEC), directement impactée par ces mesures unilatérales, a convié les autorités politiques congolaises et belges à «s’asseoir» afin de trouver une solution à la crise, estimant que cette situation pénalisait à la fois la Belgique et la RDC.

Elle pénalise surtout les Congolais « pris en otages » et qui voient leur liberté de mouvements vers l’Europe durablement entravée, et ce sans raison. Elle pénalise aussi les autres pays européens, eux-mêmes « pris en otage » de ces mesures arbitraires prises par les autorités belges.

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