Une saison des pluies dévastatrice en Afrique de l’Est


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Saison des pluies
La saison des pluies rend certaines routes impraticables (illustration).

Cette année, la saison des pluies du continent africain est particulièrement intense. Et elle se conjugue avec le phénomène climatique El Niño. Des pluies diluviennes ont ainsi causé des dégâts importants dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est. De nombreux morts sont également à déplorer.

Jeudi 2 mai 2024, dans un communiqué du Ministère de l’Intérieur, le Kenya a déploré la mort de 188 personnes. Ces décès sont les conséquences directes des conditions météorologiques exceptionnelles de ces dernières semaines dans la région. En effet, des pluies torrentielles s’abattent sur le territoire. Elles apportent avec elles des dégâts matériels et humains. Ce qui fait craindre la résurgence de maladies.

El Niño engendre des pluies meurtrières en Afrique de l’Est

Le climat africain est perturbé par le phénomène météorologique El Niño. C’est un phénomène climatique naturel qui réchauffe l’océan Pacifique tropical. Il est à l’origine des pics de chaleurs extrêmes mais aussi des pluies diluviennes qui s’abattent dans l’Est de l’Afrique.

Ainsi, le Kenya, la Tanzanie et le Burundi sont particulièrement touchés par cet épisode pluvieux. Ces pays comptent de nombreux morts : plus d’une centaine sont déjà à déplorer.

Glissements de terrain, ruptures de barrages ou encore inondations, les populations sont impuissantes face à la violence des pluies. En outre, ces conditions météorologiques ont provoqué des mouvements migratoires. Des milliers de personnes ont dû quitter leurs logements.

L’aide internationale s’organise lentement

Face à cette situation exceptionnelle, les Nations Unies et d’autres organisations joignent leurs efforts pour venir en aide aux autorités nationales. Leur objectif est de répondre aux besoins humanitaires.

En avril 2024, le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) a mis en place un Fond de Résilience climatique. Ce dispositif permet d’apporter un soutien aux personnes déplacées à cause du changement climatique, et aussi d’aider les pays hôtes.

Selon un rapport de la Banque Mondiale, le réchauffement climatique pourrait représenter près de 10% des mouvements transfrontaliers du continent africain d’ici à 2050, si les périodes de sécheresses ou d’inondations venaient à s’intensifier.

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