Félix Tshisekedi réélu Président de la RDC


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Félix Tshisekedi
Félix Tshisekedi

Sans surprise, Félix Tshisekedi a été réélu avec 73% des voix à la présidence de la République Démocratique du Congo le 20 décembre dernier. Le président sortant a ainsi été reconduit pour un second mandat de 5 ans.

Les résultats provisoires ont été publié le 31 décembre 2023 et suscitent des réactions diverses. Le scrutin définitif est attendu pour le 10 janvier 2024.

Une victoire en demi-teinte pour Félix Tshisekedi

Aussitôt publiés, les résultats ont provoqué un flot de réactions toutes différentes les unes des autres.

En effet, si l’opinion publique se réjouit de cette présidentielle, certains opposant sont plus réticents et vont même jusqu’à remettre en cause la légitimité de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante).

Moïse Katumbi, crédité de 18% des voix, évoque sans détour un « braquage électoral ». L’opposant Martin Fayulu, arrivé 3e avec 5% des voix, parle également de « coup d’Etat électoral » :

Denis Mukwege, le prix Nobel de la Paix 2018, n’a pas dépassé la barre des 1%. Le candidat, qui n’a pas convaincu, préfère évoquer son sentiment du « devoir accompli ».

Les Eglises catholique et protestante, pour leur part, pointent « de nombreuses irrégularités ». Par peur de tensions liées à la proclamation des résultats de la présidentielle, ou par précaution, les responsables religieux ont annulé les différents cultes et messes de la Saint-Sylvestre.

Une réélection aux enjeux multiples

Malgré sa victoire controversée, le président sortant aura la dure tâche de continuer à faire avancer le pays qui connaît, depuis deux ans, une résurgence de la violence due à la présence du groupe armé M23.

Félix Tshisekedi devra mieux faire pour son deuxième mandat et il le sait. Il devra lutter contre la corruption, qui gangrène le pays, et contre la pauvreté. Un autre défi sera d’assurer un tournant dans l’exploitation des richesses de la RDC, à l’heure où les questions environnementales sont cruciales. Il devra également unifier le pays.

Sans contestations des résultats de la part des opposants, la cérémonie d’investiture aura lieu le 20 janvier 2024.

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